Actualités  >>  Dernière mise à jour le 04/07/2010
Le 30 juin 2010 : ISF PME résultats en baisse

Deux semaines après la clôture de la campagne ISF PME, les intermédiaires financiers (fonds de placement, holdings, etc.) voient leurs craintes en partie confirmées : les assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui peuvent réduire leur chèque au Trésor en investissant dans une PME, sont de moins en moins nombreux à faire appel à eux pour réaliser leur placement. L'attrait fiscal est pourtant fort : depuis 2008, les trois quarts des investissements viennent en réduction d'impôt si l'investissement se fait directement ou par le biais d'un holding et la moitié s'il se fait par l'intermédiaire d'un fonds de placement.

Les holdings et les fonds de placement ont collecté cette année une enveloppe de 550 millions d'euros, en retrait de 5 % par rapport à la campagne 2009 et de 12 % par rapport à celle de 2008, selon des données recueillies par « Capital Finance » auprès de l'ensemble des intermédiaires de placement. Ce sont les fonds de placement (FIP et FCPI) qui accusent la plus forte baisse, d'environ 20 % chacun. Mais les holdings sont aussi frappés. A titre d'exemple, le holding 123 Venture, qui est l'un des leaders du marché, a vu son activité réduite presque de moitié, à hauteur de 45 millions d'euros.

Outre la frilosité des contribuables (qui préfèrent parfois payer l'impôt plutôt que prendre des risques), les intermédiaires de placement ont certainement souffert de la mauvaise publicité qui leur est faite depuis l'an dernier. Et pour cause : un récent rapport de l'Inspection Générale des Finances a montré que les commissions des intermédiaires allaient parfois jusqu'à annuler le gain fiscal des contribuables. Celles-ci devraient être prochainement plafonnées. Plus généralement, les montages sont à ce point opaques que certains ménages préfèrent renoncer à leur projet, reconnaît un spécialiste du dossier. L'instabilité du dispositif n'arrange pas les choses : la mesure figurera probablement dans le programme de réduction des niches fiscales l'an prochain. Le gouvernement pourrait notamment ramener la réduction d'impôt à 50 %, quel que soit le véhicule de placement choisi (direct, holding, FIP, etc.).

Le montant des capitaux promis aux PME ne sera précisément connu que début juillet, lorsque Bercy aura traité le dossier des assujettis ayant choisi d'investir directement dans des PME (500 millions d'euros l'an dernier). Mais ceux-ci ne devraient pas avoir eu un comportement très différent des autres contribuables. Au total, il y a donc peu de chances que les petites entreprises, encore fragilisées par la crise, obtiennent beaucoup plus que le 1,1 milliard d'euros dégagé l'an dernier.

(Les Echos du 28 juin)

 
Le 10 juin 2010 : Nouvelle instruction fiscale
A quelques jours du dépôt des déclarations ISF, l'administration précise sa position sur quelques sujets sensibles et étend le champ  des justificatifs à présenter.
A ce jour rien n'indique que cette instruction fiscale 7s510 publiée le lundi 7 juin 2010 sera appliquée strictement cette année.
Suivez le lien : 
http://www11.minefi.gouv.fr/boi/boi2010/7epub/textes/7s510/7s510.pdf ou consultez la rubrique REGLEMENTATION sur ce site.
 
Le 20 mai 2010 : Limitation des dons
Le gouvernement n’étendra pas le dispositif « ISF dons » aux associations reconnues d’utilité publique.
Le dispositif « ISF dons » cible uniquement les secteurs que les pouvoirs publics entendent privilégier : enseignement supérieur, recherche ou insertion des personnes par l’activité économique ; il porte sur 75 % du montant des dons effectués dans la limite annuelle de 50 000 euros.
 
Le 17 mai 2010 : Délai de grâce

Les personnes qui n'auront pas obtenu le 15 juin, jour du dépôt de leur déclaration d'ISF, le justificatif d'investissement dans une PME ou le reçu des dons versés aux associations pourront les produire dans les trois mois suivants, soit au plus tard le 15 septembre 2010.

 
Le 16 mai 2010 : Calendrier ISF

Les dates limite de dépôt des déclarations sont les suivantes :

  •         mardi 15 juin 2010 pour les contribuables domiciliés en France ;
  •           jeudi 15 juillet 2010 pour les contribuables domiciliés dans la Principauté de Monaco et dans les autres pays d'Europe ;
  •          mardi 31 août 2010 pour les contribuables domiciliés dans les autres pays.

Lorsque la déclaration est souscrite pour un contribuable décédé entre le 1er janvier 2010 et la date de dépôt, la souscription doit être effectuée dans les six mois du décès.

 
Le 10 avril 2010 : ISF et bouclier

La polémique politique ne faiblit pas. Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des finances, a souligné que le bouclier ne sert pas « à protéger les revenus du travail, mais la rente ». De fait, 99 % des 586 millions redistribués par le bouclier en 2009 sont allés aux redevables à l'ISF soit 1 055 contribuables avec un patrimoine de plus de 16 millions d'euros qui ont reçu chacun un chèque moyen de 363 872 euros. Montant à comparer aux 565 euros reçus en moyenne par ceux qui ne payent pas l'ISF. Le nouveau ministre du Budget, François Baroin, a rappelé que, en dépit du bouclier, ces mêmes 1 055 redevables à l'ISF ont versé plus de 1 milliard d'euros d'impôt à l'état.

 
Le 8 avril 2010 : 828 exilés fiscaux de plus

Selon Bercy, 821 redevables à l'ISF ont quitté la France en 2008, soit 102 de plus qu'en 2007

La fuite des Français les plus aisés à l'étranger s'est accélérée en 2008 d'après les données communiquées par le ministre du Budget, François Baroin, lors de son audition à la commission des finances de l'Assemblée, En 2007, ils étaient 719 à s'être installés hors de l'hexagone et, en 2006, 846 départs avaient été enregistrés. Les rapatriés fiscaux sont en hausse : 312 exilés sont revenus en France en 2008, contre 246 en 2007 et 226 en 2006. Ces chiffres montrent que, malgré une fiscalité assez clémente, les grandes fortunes restent sceptiques sur la pérennité de mesures quotidiennement contestées par une classe politique largement remontée contre "les riches".

 
Le 10 mars 2010 : Barème ISF 2010

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera dû en juin 2010 par les personnes physiques affichant un patrimoine net supérieur à 790 000 euros au 1er janvier 2010. Cette assiette est déterminée sur tous les membres du foyer fiscal. Le patrimoine imposable englobe l’ensemble des biens, déduction faite des dettes et de certains actifs exonérés, en particulier l’outil de travail. Les personnes physiques domiciliées en France sont imposables sur la totalité de leur patrimoine, tandis que les contribuables résidant à l’étranger sont seulement taxables sur leurs biens situés en France, les placements financiers étant exonérés. Comme pour l’impôt sur le revenu, le barème applicable est progressif.

Fraction de la valeur nette taxable du patrimoine au 01/01/10   Taux applicable  
N'excédant pas 790 000 euros

0,00 %

Comprise entre 790 000 et 1 290 000 euros

0,55 %

Comprise entre 1 290 000 et 2 530 000 euros

0,75 %

Comprise entre 2 530 000 et 3 980 000 euros

1,00 %

Comprise entre 3 980 000 et 7 600 000 euros

1,30 %

Comprise entre 7 600 000 et 16 540 000 euros

1,65 %

Supérieure à 16 540 000 euros

1,80 %

Mécaniquement une bien maigre variation du barème qui affiche des taux d'imposition du patrimoine largement supérieurs au taux de base de la BCE.
 
Le 23 février 2010 : Point sur les holdings
Les conditions d’éligibilité des sociétés holdings au dispositif prévoyant une réduction d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en faveur de l’investissement dans des PME ont été modifiées par la loi de Finances pour 2009 et la première loi de Finances rectificative pour 2009. L’administration fiscale vient de publier une instruction sur ces dispositions qui précise trois conditions pour être éligibles.
1°) Restriction à 50 associés. 
Tout d’abord, une holding ne doit pas compter plus de cinquante associés ou actionnaires, que ces derniers aient ou non bénéficié du dispositif de la loi TEPA. Si cette disposition ne s’oppose pas en elle-même à la constitution par un même opérateur de plusieurs holdings limitées chacune à cinquante associés ou actionnaires, il est toutefois précisé « que chaque société holding ne peut valablement affecter les fonds levés auprès de ses souscripteurs qu’au capital de sociétés cibles distinctes et relevant de pôles d’activités différents de celles comprises dans le portefeuille d’investissements d’une autre société holding constituée par le même opérateur ».
2°) Interdiction des garanties en capital. 
La société holding ne doit accorder aucune garantie en capital à ses associés ou actionnaires en contrepartie de leurs souscriptions, ni aucun mécanisme automatique de sortie au terme du délai fiscal de conservation des actions ou parts sociales de cinq ans. En revanche, l’instruction précise qu’il convient de distinguer ces clauses des mécanismes pouvant être mis en place par les holdings visant à garantir aux souscripteurs qui le souhaitent la liquidité de leur investissement sans annuler leur risque en capital.
3°) Condition tenant à la qualité des mandataires sociaux. 
Enfin, il est rappelé que la société holding doit dorénavant avoir exclusivement pour mandataires sociaux des personnes physiques. Aucune des fonctions de direction ne peut donc être assurée par une personne morale.
Modalités d’application. 
Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux versements afférents à des souscriptions effectuées par le redevable à compter de la date limite de dépôt de la déclaration d’ISF au titre de l’année 2009, soit à compter du 16 juin 2009 pour la généralité des redevables. Elles concernent donc en pratique l’ISF dû à compter de l’année 2010. Il est précisé que ces conditions d’éligibilité doivent être satisfaites en permanence par la société holding.
Par ailleurs, l’Autorités des Marchés Financiers a publié, le 22 janvier dernier, une note qui rappelle que tout document d’information doit, notamment, préciser la période de conservation des titres pour bénéficier de l’avantage fiscal, les modalités prévues pour assurer la liquidité de l’investissement au terme de la durée de blocage, les risques générés par l’investissement et la politique de diversification des risques, les règles d’organisation et de prévention des conflits d’intérêts, les modalités de calcul et la décomposition de tous les frais et commissions, directs et indirects ainsi que le nom du ou des prestataires de services d’investissement chargés du placement des titres.
 
Le 12 février 2010: les marges des fonds et holdings épinglées

Créées dans un objectif économique ou social, les niches fiscales font le bonheur des intermédiaires financiers (banques, assurances, fonds, holdings) qui captent une partie du bénéfice en assurant la gestion et la distribution de ces dispositifs.

Un rapport de l'IGF, établi à l'issue de multiples auditions (BNP ParibasAXA, Boursorama, Vatel Capital, 123 Venture, etc.), confirme que les fonds et holdings présentent un coût annuel moyen de 5,5 % de l'investissement initial. Si le contribuable s'engage pendant huit ans dans une PME, il perd en commissions 38 % de son investissement mais le fractionnement des frais (droits d'entrée, droits de sortie, frais de fonctionnement, commission de performance, etc.), et leur absence de transparence empêchent de réaliser leur ampleur. Cependant la comparaison avec des dispositifs non subventionnés montre que les frais de gestion sont équivalents, qu'il y ait ou non une réduction d'impôt à la clef.

 
le 15 septembre 2009 : Holding de holding

L’investissement dans une holding animatrice de son groupe par l’intermédiaire d’une autre société holding permet il aux associés de cette dernière de bénéficier de la réduction d’ISF ?

Dans une réponse ministérielle du 15 septembre 2009, le Ministre a répondu par la négative en précisant qu’il n’est pas envisagé d’élargir la tolérance applicable aux holdings animatrice de groupe aux « holdings de holdings ».


« Les redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui souscrivent au capital de petites et moyennes entreprises (PME) communautaires exerçant une activité opérationnelle peuvent bénéficier à ce titre, sous certaines conditions, d’une réduction de leur cotisation d’ISF dans la limite annuelle de 50 000 euros, égale à 75 % du montant des versements effectués.
Le bénéfice de cette réduction est accordé, par transparence, aux souscriptions indirectes, via une société holding spécifiquement dédiée à ce type d’investissements, la réduction d’ISF étant alors calculée à proportion des versements effectués au titre de la souscription au capital de PME opérationnelles éligibles…
…A cet égard, l’activité financière des sociétés holding les exclut normalement du champ d’application de l’avantage fiscal. Cela étant, il est admis d’assimiler les sociétés holding animatrices de leur groupe à des sociétés ayant une activité opérationnelle, sous réserve que toutes les autres conditions prévues pour l’octroi de ce régime de faveur soient, par ailleurs, satisfaites (instruction administrative publiée au Bulletin officiel des impôts le 11 avril 2008 sous la référence 7 S-3-08, paragraphes n° 26 et 70).
Cet assouplissement, admis au titre de l’investissement direct, ne s’applique pas aux investissements effectués via une société holding ni d’ailleurs aux souscriptions de parts de FIP, FCPI ou FCPR.
Il n’est pas envisagé d’élargir sur ce point la tolérance applicable, qui conduirait à étendre l’avantage fiscal à la souscription des titres d’une « holding de holdings », alors même que le Parlement a entendu réagir, par l’article 106 de la loi de finances pour 2009 (n° 2008-1425 du 27 décembre 2008), contre les abus auxquels pouvait parfois donner lieu le recours aux holdings dans le cadre du dispositif « ISF PME ». La question posée appelle donc une réponse négative. »

 
Bilan 2009

Sur le site de l'Express, cet article résume bien la situation :

La crise est passée par là. Les résultats 2009 de la campagne ISF sont moins bons que l’an passé. Selon Eric Wœrth, ministre du Budget, le nombre de déclarations déposées début juillet est cette année de près de 539 000, contre 548 000 à la même date en 2008. Plus significatif, le montant des recettes perçues par le Trésor baisse très nettement : il est de 3 130 millions d’euros contre 3 750 millions l’an dernier. Eric Wœrth reconnaît que cette baisse s’explique par la dépréciation des actifs immobiliers et des placements boursiers des redevables. Autrement dit, c’est la faute à la crise ! 

Mais les réductions d’impôt prévues par la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, dite loi TEPA, y sont également pour beaucoup. Elles progressent nettement car les contribuables, à la suite de la publication de nombreuses instructions administratives, comprennent maintenant mieux comment elles fonctionnent. Sans compter que les gestionnaires de patrimoine se montrent de plus en plus actifs et les fondations d’intérêt public beaucoup plus efficaces dans leur stratégie de communication. C’est pourquoi 102 000 réductions pour investissements dans une PME ou pour don à un organisme d’intérêt général ont été déclarées, générant un montant total de réductions d’impôt de 718 millions d’euros. En 2008, il n’y avait eu que 92 000 réductions d’impôt pour un montant de 656 millions d’euros. Selon Bercy, les investissements dans les PME donnant droit à réduction d’impôt ont atteint un montant de près d’un milliard d’euros répartis à hauteur de 520 millions d’euros par souscriptions directes au capital et à hauteur de 440 millions via des holdings ou des fonds. A ce train, même si la reprise pointe le bout de son nez l’an prochain, les recettes de l’ISF devraient encore baisser. Cet impôt n’ayant jamais été rentable, le coût de recouvrement étant égal ou supérieur aux recettes, il n’est pas près de le devenir. Mais peu importe : l’ISF reste un impôt purement politique.

 
Le 13 juin 2009 : Résultats des holdings ISF

D'après les relevés exclusifs de "Capital Finance" du groupe Les Echos, les holdings ISF ont collecté plus de 230 millions d'euros soit le double de l'an dernier. Ce qui contraste fortement avec la situation des fonds dits " intermédiés " car les FCPI et de FIP ISF ont éprouvé bien des difficultés à susciter le même engouement.

123Venture s'affiche en tête avec 78 millions d'euros collectés loin devant les deux holdings lancés par Audacia, qui totalisent 42,4 millions, et Finaréa, crédité de 20 millions. Quatre autres sociétés les suivent dans le club très fermé de ceux qui ont amassé plus de 10 millions : Viveris Management, Sun'R, Renaissance Corporate et AGF Private Equity.

Enfin les premières estimations font aussi état d'une chute de moitié du ticket moyen placé par les particuliers.

Commentaire : ces premiers résultats contredisent les informations négatives données par les professionnels sur la collecte 2009 comme quoi les clameurs des nombreux perdants masquaient la discrète satisfaction des quelques gagnants.

 
Le 15 mai 2009 : Une promesse à suivre !

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, a précisé hier dans une interview au « Monde » que le gouvernement à l’intention d'apporter son soutien à la proposition de loi de Jean Arthuis pour renforcer le dispositif « ISF PME ». S'ils investissent directement dans une PME, les contribuables pourront déduire jusqu'à 100.000 euros de leur ISF.
A compter de 2010, cette possibilité serait réservée à ceux qui confient leur argent directement aux patrons de PME, sans passer par un holding ou un fonds de placement. Une promesse à suivre avec attention !

 
Le 25 mars 2009 : Holding ISF
Sur le site www.capital.fr vous trouverez la nouvelle suivante :
" Alors qu’en décembre dernier, les sénateurs avaient voulu freiner leur essor en limitant le nombre d’actionnaires à 50 en 2010, les députés ont décidé de lever cette contrainte. En contrepartie ces holdings devront investir dans des PME de moins de 10 ans, qui comptent moins de 50 salariés et réalisent un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros.

Ces aménagements ne seront pas applicables cette année. Et à un peu plus de deux mois du paiement de l’ISF, les offres de défiscalisations se bousculent. Il faut dire que ces holdings ISF permettent aux contribuables de bénéficier d’une réduction d’ISF de 75% du montant investi dans la limite de 50.000 euros. Une aubaine pour les particuliers mais aussi pour les gestionnaires de holdings car les commissions sont élevées : jusqu’à 5% de frais d’entrée et de 3 à 4% pour les frais annuels de gestion.

Comment s’y retrouver ? L’AMF fait un tri en accordant ou non son agrément (ce qui permet de faire "appel public à l’épargne") en fonction de la surface financière et l’expérience des gérants. A ce jour, seulement 5 holdings ISF ont reçu un visa : Financière Viveris, Finuzef2009, 123 Holding 2009, ISF Croissance 2009 et Audacia 2015. 

Notez que les  holdings sans visa ne pourront s’adresser qu’aux investisseurs qualifiés c’est-à-dire des particuliers respectant au moins 2 des 3 conditions suivantes : détenir au moins 500.000 euros d’actifs financiers, justifier d'au moins 40 opérations de plus de 600 euros durant les 12 derniers mois ou avoir été au moins un an directeur financier."

Commentaires : Bernard MADOFF aurait obtenu sans peine l'agrément de l'AMF (surface financière et notoriété) ! Instabilité et opportunisme semblent constituer les fondations de notre République, plus que jamais choisissez l'investissement direct qui échappe à tous ces revirements.

 
Le 2 février 2009 : Plus pour les PME

Confrontées aux restrictions de crédit, les PME vont bénéficier de deux mesures :

1) Une augmentation du plafond de la loi Dutreil au 1er janvier 2009 (article 86 de la loi 2008-1443), la réduction d’impôt sur le revenu pour souscription au capital des PME passe de 5.000 euros pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés à 12.500 euros (25.000 pour les contribuables mariés soumis à imposition commune) lorsque les conditions supplémentaires suivantes concernant la société objet de l’investissement sont réunies :

  • elle emploie moins de cinquante salariés et a réalisé un chiffre d’affaires annuel ou a un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros au cours de l’exercice ;
  • elle existe depuis moins de cinq ans ;
  • elle est en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion au sens des lignes directrices concernant les aides d’Etat visant à promouvoir les investissements en capital-investissement dans les petites et moyennes entreprises (2006 / C 194 / 02) ;
  • elle n’est pas qualifiable d’entreprise en difficulté au sens des lignes directrices communautaires concernant les aides d’Etat au sauvetage et à la restructuration d’entreprises en difficulté ou ne relève pas des secteurs de la construction navale, de l’industrie houillère ou de la sidérurgie.

2) Le gouvernement doit amender le collectif budgétaire 2009 pour porter à 2,5 millions le montant qui pourra être investi, chaque année, dans une PME au titre la loi TEPA en exploitant une dérogation exceptionnelle accordée par Bruxelles jusqu'à fin 2010.

 
Le 29 janvier 2009 : Relèvement temporaire du plafond d'investissement

La loi de finances rectificative pour 2009, promulguée le 4 février 2009 et publiée au Journal officiel le lendemain, prévoit un relèvement du plafond d'investissement de 1,5 à 2,5 millions d'euros pour les PME souhaitant bénéficier du régime de réduction d'ISF institué par la loi TEPA.

Désormais, le montant plafond des apports de capitaux est de 2,5 millions d'euros par période de douze mois pour une période provisoire allant du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2010.

L'article du texte de loi doit entrer en vigueur à une date fixée par décret et au plus tard le 30 avril 2009.

 
Le 20 janvier 2009 : Loi de Finances 2009

Cette loi ne s'appliquera que pour les revenus et patrimoines de 2009 donc aux impôts payés en 2010.
En dehors du plafonnement des niches fiscales, largement commenté, nous attirons votre attention sur :
a) Les changements apportés aux statuts de LMP qui risquent de mettre à mal certaines stratégies patrimoniales destinées à diminuer les actifs immobiliers soumis à l’ISF sans parler de leurs répercussions sur l'IR.
b) L'exclusion du dispositif de réduction d’ISF des investissements dans des holdings comptant plus de 50 actionnaires car "la prise de risque doit être réelle". Dans le même esprit "la garantie en capital donnée aux actionnaires en contrepartie de leur souscription comme le mécanisme automatique de sortie ne sont plus autorisés"
c) Le relèvement temporaire probable du plafond d'investissement annuel dans une PME.

Une fois de plus, la législation fiscale française démontre que l’instabilité chronique de ses dispositions est des plus nocive pour sa crédibilité.

 
Le 15 novembre 2008 : Une bonne nouvelle ?

Dans un environnement économique qui hésite entre tempête et ouragan, nous ne résistons pas au plaisir de vous communiquer une bonne nouvelle cachée dans la forêt des déceptions : l’investissement dans le capital d’une PME reste un bon placement, probablement un des meilleurs à ce jour !


Depuis une vingtaine d’années, les performances des fonds d’investissement - et corrélativement leurs exigences envers les entreprises - suscitaient des interrogations de la part des entrepreneurs. L’explication communément admise était que ces fonds actionnaires savaient mettre sous pression les directions des entreprises pour obtenir une meilleure rentabilité quitte à sacrifier tous les investissements non immédiatement rentables donc l’avenir de ces dernières.

Cette pression, combinée à une utilisation brillante des effets de levier, constituait les fondamentaux de nos gestionnaires de fonds et de certains directeurs financiers. Ainsi l’idée qu’il était possible de réclamer, et d’obtenir, 12%, puis 15%, puis 20% voire plus des fonds placés dans l’économie réelle - pour reprendre un concept à la mode - ne choquait plus grand monde alors même que beaucoup d’entreprises avouaient qu’elles étaient incapables d’obtenir une rentabilité régulière supérieure à 10% sans prendre des risques inconsidérés.

La bulle internet est restée un avertissement sans frais mais la crise des « subprimes » vient brutalement de révéler la vérité : ces rendements fabuleux reposaient sur une économie virtuelle, bâtie sur des montages de plus en plus opaques et alimentée par la volonté de professionnels de la finance internationale de s’enrichir vite à n’importe quel prix. Un monde qui inventait ses règles (limites de liquidités, produits dérivés, titrisation,…) pour alimenter la machine en refusant de voir l’absence de solidité de ses montages ; un monde qui faisait en fait de la cavalerie sur des centaines puis des milliers de milliards d’euros.

Contaminé par l’exemple venant des gardiens de ces supposées bonnes pratiques financières, les états, les collectivités locales, les grandes entreprises et les particuliers se sont mis à vivre largement à crédit persuadés que les futurs gains financiers finiraient par payer les échéances. Le réveil est douloureux même si nous n’en mesurons pas encore les limites.


Après ce constat désagréable quid de la bonne nouvelle annoncée ? La grande majorité des PME restent à l’écart de ce cyclone : 
    o       leurs dirigeants étaient trop occupés par la gestion courante pour s’essayer à ces jeux de financiers qu’ils comprennent mal ;
    o       les banques méfiantes ne les ont pas fait « profiter » des ces merveilleux prêts qui sont maintenant qualifiés de toxiques ;
    o       leurs actions, non cotées, ne subissent pas les aléas des spéculations désespérées de professionnels soucieux de masquer leurs pertes ou de particuliers paniqués.


Bien sûr, les PME vont être affectées par le ralentissement global de l’activité économique mais la PME française, trop locale, se trouve paradoxalement protégée par son manque d’ouverture au grand large.

Oui, l’investissement dans le capital d’une PME est certainement une des meilleures opportunités du moment et c’est bien une bonne nouvelle pour tous les membres du Club.

 
Bilan 2008

Selon un premier bilan de la campagne 2008 communiqué samedi par le ministère du Budget, le nombre de déclarations imposables à l'impôt de solidarité sur la fortune s'établit à ce jour à plus de 548.000 et le montant de l'impôt total s'élève à 3.750 millions d'euros. A la même période de 2007, le premier bilan du ministère du Budget faisait état de 518.000 foyers redevables de l'ISF pour un montant de 3.960 millions d'euros.

92.000 redevables ont bénéficié des réductions d'impôt pour investissement dans une PME (ou pour don à un organisme d'intérêt général) pour un montant total de 656 millions d'euros, après application des plafonds de réduction. Au total, la réduction de l'ISF au titre des dons et des investissements réalisés dans les PME a permis de générer 480 millions d’investissements au titre des souscriptions directes au capital des PME, 450 millions via des holdings ou des fonds et 50 millions au titre des dons.

Selon le Figaro, il est peu probable que le budget pour 2009 contienne de nouvelles mesures ISF car avec la dégringolade des marchés financiers et la baisse de l'immobilier, beaucoup de redevables vont voir leur ISF baisser « spontanément ».

 
Résultats 2008 des fonds et holdings
En dépit d'un forte accélération dans les deux dernières semaines, les fonds collectés ne semblent pas tout à fait à la hauteur des prévisions initiales. Les investisseurs potentiels ont été surpris par la complexité et la longueur des opérations requises pour un investissement direct ou via une société holding. Les fonds s'en sont mieux sortis car, en dépit d'un taux de déduction de 50%, ils se présentent comme un produit financier facile à acquérir même si les frais élevés vont venir doucher l'enthousiasme des souscripteurs.

Quelques chiffres, non officiels :
  - L'ensemble de fonds auraient collectés près de 600 millions d'euros selon A+ Finance,
  - Aurel NexStage revendique 24 millions d'euros,
  - 123 Venture : 80 millions d'euros,
  - Audacia ISF Sécurité : 25 millions d'euros.
Grande discrétion des banques nationales comme LCL ou le Crédit Agricole qui ont proposé des fonds.
Situation plus floue du côté des holdings animatrices car combien passeront avec succès la qualification ?
 
Le 6 juin 2008 : Comment déclarer

Les souscriptions au capital de PME ouvrant droit à une réduction d'ISF, sont à déclarer dans la rubrique E « Calcul de l'impôt », 2ème paragraphe « Réductions ». Les souscripteurs doivent reporter dans la case « MT » le montant total de leur souscription. 
Le montant à déclarer permet d'obtenir une réduction au titre de l'ISF 2007, payable avant le 15 juin 2008.  Les souscriptions au capital de PME, en plus d'offrir une réduction d'ISF, sont également exonérées d'ISF, c'est-à-dire qu'elles sortent de l'assiette de l'ISF. En revanche, contrairement à la réduction, qui est applicable dès cette année, les montants versés cette année au titre des souscriptions au capital de PME sortiront de l'assiette de l'ISF à compter du calcul de l'ISF 2008, payable en 2009.
Attestations fiscales
Pour bénéficier d'une réduction d'ISF, les assujettis doivent impérativement joindre à leur déclaration l'attestation fiscale justifiant de leur souscription. Sachez à ce titre que la Direction Générale des Impôts (DGI) autorise cette année, par exception, les souscripteurs à fournir jusqu'au 14 septembre 2008  les attestations fiscales justifiant de la souscription.

 
Le 15 avril 2008 : Publication de l'instruction fiscale
Les contribuables assujettis à l'ISF vont pouvoir investir en toute sécurité dans les PME car tous les freins qui empêchaient encore un vrai démarrage de l'investissement dans les PME, ont définitivement été levés. L'instruction fiscale 7s308 parue le vendredi 11 avril 2008, vient en effet parachever le dispositif, en entérinant la décision de la Commission européenne, qui, un mois plus tôt, avait donné son autorisation au régime de réduction d'ISF pour favoriser l'investissement dans les PME. 
Suivez le lien : http://www11.minefi.gouv.fr/boi/boi2008/7epub/textes/7s308/7s308.pdf

A surveiller
:
 
Le comportement de holdings "passives" ou de fonds qui accepteront vos souscriptions en mai mais ne pourront pas réinvestir ensuite. Assurez-vous de ce point en demandant une garantie écrite sur le taux d’investissement en PME éligibles au 15 juin 2008.
 
Le 8 janvier 2008 : ISF et IR
Un investissement éligible au bénéfice de la réduction d'ISF prévue par la loi "TEPA" peut-il également ouvrir droit au bénéfice de l'une des réductions d'impôt sur le revenu (IR) prévue à l'article 199 terdecies "0-A" du code général des impôts (CGI) ?
Dans le cadre d'un rescrit, l'administration fiscale a répondu que la fraction du versement ayant donné lieu à la réduction d'ISF prévue en faveur de la souscription au capital de PME ne peut donner lieu à l'une des réductions d'IR visées par l'auteur de la question. L'exclusivité des réductions d'ISF et d'IR ne s'applique que sur un même montant investi, par conséquent, le redevable bénéficiant de la réduction d'ISF prévue peut également bénéficier, le cas échéant, de l'une des réduction d'IR au titre :
 - d'une souscription distincte,
 - d'un versement distinct effectué au titre de la même souscription,
 - de la fraction d'un versement n'ayant pas donné lieu au bénéfice de l'une de ces réductions.
Dans cette dernière hypothèse, le redevable peut arbitrer la part de versement qu'il souhaite utiliser pour le bénéfice d'une réduction d'ISF et celle qu'il souhaite utiliser pour le bénéfice d'une réduction d'IR. 
Enfin dans le cas où, par l'effet d'un plafonnement, un versement éligible au bénéfice de la réduction d'ISF ne peut être utilisé intégralement, l'administration admet que la fraction non utilisée devient éligible au bénéfice de la réduction d'IR.
 
Le 27 décembre 2007 : Extension aux sociétés familiales
Le dispositif de réduction d'ISF en faveur des investissements dans les PME est désormais étendu aux souscriptions au capital d'une société dans laquelle le redevable, son conjoint, son partenaire lié par un PACS ou son concubin notoire bénéficie du régime d'exonération des biens professionnels. Les dirigeants d'entreprise qui investissent dans leur propre société pourront ainsi bénéficier de cette réduction, sous réserve que les sommes restent investies pendant une durée d'au moins 5 ans. En cas de remboursement des apports aux souscripteurs pendant la période de conservation, la réduction d'ISF sera remise en cause. 
En outre, afin de rendre la réduction d'ISF au titre de la souscription au capital de FIP plus opérante, la valeur des parts du fonds pourra provenir, en sus des capitaux propres, de titres reçus en contrepartie d'obligations converties.  Enfin, les souscriptions au capital d'entreprises solidaires, définies comme des sociétés non cotées dont le tiers des salariés ont été recrutés dans le cadre de certains contrats de travail (C. travail, L. 322-4-2 ; C. travail, L. 322-4-20) ou comme des associations, coopératives, mutuelles, institutions de prévoyance dont les dirigeants sont élus par les salariés, adhérents ou secrétaires, ouvriront droit à la réduction d'ISF, à condition que ces sociétés exercent une activité de gestion immobilière à vocation sociale
Enfin, en cas de non-respect de la condition de conservation de 5 ans suite à une cession stipulée obligatoire par un pacte d'associés ou d'actionnaires, l'avantage fiscal n'est pas remis en cause si le prix de vente des titres cédés est intégralement réinvesti dans un délai maximum de six mois à compter de la cession, en souscription de titres de sociétés éligibles sous réserve que les titres ainsi souscrits soient conservés jusqu'au même terme.
 

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